Sports de combat

Enchaînements de boxe anglaise : les 25 combos

Par Victor (Coach Vyking) · Publié le · Mis à jour le · 8 min de lecture

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Résumé IAChatGPTPerplexityGeminiClaude
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Un enchaînement, c’est une suite de coups pensée pour que chacun prépare le suivant : le premier ouvre la garde, le dernier frappe là où elle s’est ouverte. Voici les 25 enchaînements de boxe anglaise à connaître, classés en trois niveaux, avec la numérotation que les coachs annoncent aux pattes d’ours. Commence par les huit premiers, et ne passe au niveau suivant que lorsqu’ils sortent sans y penser, retour en garde compris.

Sommaire · 9 sections
  1. La numérotation des coups
  2. Avant d'enchaîner : garde, appuis, retour
  3. Niveau débutant : 8 enchaînements de base
  4. Niveau intermédiaire : 9 enchaînements pour varier
  5. Niveau avancé : 8 enchaînements avec déplacements et contres
  6. Les travailler en quatre semaines
  7. Les erreurs qui freinent les progrès
  8. En boxe française et en kick-boxing
  9. Questions fréquentes

La numérotation des coups

En club, on n’annonce pas « jab, direct, crochet » mais « 1-2-3 ». La numérotation la plus répandue est la suivante ; certaines salles inversent le 5 et le 6, demande la convention de la tienne.

NuméroCoupBras
1Jab (direct du bras avant)Avant
2Direct du bras arrière (le « cross »)Arrière
3CrochetAvant
4CrochetArrière
5UppercutAvant
6UppercutArrière

Les numéros suivent la position des bras, pas leur côté : pour un gaucher en fausse garde, le 1 part de la main droite et le 2 de la gauche. La mention « au corps » indique un coup porté au buste plutôt qu’au visage.

Avant d’enchaîner : garde, appuis, retour

Un enchaînement ne vaut que par la position dans laquelle il te laisse. Trois réglages à vérifier avant de chercher la vitesse :

  • La garde. Pieds écartés d’une largeur d’épaules, pied arrière orienté à 45 degrés, genoux légèrement fléchis, poids réparti sur les deux jambes. Main arrière collée à la pommette, main avant à hauteur des yeux, coudes rentrés, menton baissé.
  • Les appuis. Tu avances en partant du pied avant, tu recules en partant du pied arrière, et tes pieds ne se croisent jamais. Un enchaînement lancé sur des appuis instables part des bras seuls et perd sa puissance.
  • Le retour en garde. Chaque main revient protéger le visage par le même chemin qu’à l’aller, avant le coup suivant. C’est sur la main qui traîne que tombe le contre.

Les enchaînements avancés font aussi appel aux quatre défenses de base : le blocage avec les gants et les avant-bras, l’esquive latérale (un léger décalage du buste qui laisse passer le direct), l’esquive rotative (tu fléchis les genoux pour passer sous le crochet) et le retrait du buste hors de portée.

Niveau débutant : 8 enchaînements de base

Lignes droites et premiers crochets : de quoi prendre le réflexe de frapper par deux ou trois coups, puis de ressortir.

  1. 1-1 (double jab). Le premier jab mesure la distance ou attire la garde, le second touche. C’est aussi la façon la plus sûre d’avancer sur un adversaire.
  2. 1-2 (jab, direct). L’enchaînement de base : le jab ouvre, le direct du bras arrière porte avec la rotation des hanches. Le direct ne part que lorsque le jab est déjà revenu.
  3. 1-1-2. Le double jab casse le rythme de l’adversaire, qui attend le direct dès le premier.
  4. 1-2-3 (jab, direct, crochet avant). Après le direct, le poids est passé sur la jambe avant : le crochet avant en profite sans avoir à armer.
  5. 1-2-3-2. Le direct final revient dans l’ouverture laissée quand l’adversaire couvre le côté du crochet.
  6. 2-3-2. Quand la distance est déjà trouvée, on part directement du bras arrière.
  7. 1 au corps, 2 au visage. Le jab au buste fait descendre les mains, le direct passe au-dessus.
  8. 1-2, puis sortie en arrière. Le même 1-2, suivi d’un pas en arrière garde haute : c’est l’habitude de sortir après avoir frappé qui s’apprend ici.
Deux boxeurs en garde face à face sur un ring, l'un en gants rouges, l'autre en gants noirs

Niveau intermédiaire : 9 enchaînements pour varier

Changements de niveau, uppercuts et premiers contres : ces enchaînements demandent de passer le poids d’une jambe à l’autre sans perdre l’équilibre.

  1. 1-2-3 au corps, 3 au visage. Le crochet avant doublé, d’abord au foie puis à la tête : l’adversaire baisse le coude pour couvrir son flanc et découvre le visage.
  2. 1-6-3-2. Jab, uppercut arrière, crochet avant, direct : un classique de la mi-distance, qui fait monter puis tourner la garde adverse.
  3. 1-2-5-2. L’uppercut avant se glisse entre des gants serrés devant le visage.
  4. 3-2-3. Crochet avant, direct, crochet avant : à courte distance, contre un adversaire qui garde les coudes collés.
  5. 2 au corps, 3 au visage. Le direct au plexus fait baisser la tête et les mains ; le crochet avant arrive par le côté.
  6. 1-4. Jab, crochet arrière : contre une garde très fermée, le jab occupe les gants pendant que le crochet arrière passe sur le côté.
  7. 1-2, esquive latérale, 2. Après ton 1-2, tu anticipes la riposte en décalant le buste, puis tu reviens avec un direct.
  8. 6-3-2. Uppercut arrière, crochet avant, direct : au corps à corps, quand l’adversaire avance tête baissée.
  9. 1-2-3-6. Jab, direct, crochet avant, uppercut arrière : le crochet ouvre le côté, l’uppercut remonte par le centre.

Niveau avancé : 8 enchaînements avec déplacements et contres

Ici, les pieds comptent autant que les poings : feintes, angles et contres. À travailler aux pattes d’ours avant de les tenter en sparring.

  1. 1-2-3, pivot, 2. Après le crochet, un pivot sur le pied avant te sort de l’axe de l’adversaire et ouvre un angle pour le direct.
  2. Feinte de 1, puis 2-3-2. Tu amorces le jab sans le lancer ; l’adversaire réagit, et le direct part dans l’ouverture.
  3. 1-1-2-4-5. Double jab, direct, crochet arrière, uppercut avant : cinq coups qui alternent lignes droites, crochets et uppercuts.
  4. Parade du jab, 2. Tu dévies le jab adverse de ta main arrière et tu contres aussitôt du direct, pendant que son bras est encore tendu.
  5. Esquive rotative, 3-2. Tu passes sous le crochet adverse et tu remontes du côté où il est parti, avec un crochet avant puis un direct.
  6. 1-2-3 au corps, 3 au visage, 2. La version longue du n° 9, conclue par un direct.
  7. Retrait du buste, 2-3. Tu laisses passer le direct adverse en reculant le buste, et tu reviens avant qu’il n’ait remis sa garde.
  8. 1-2-3-2, pas de côté, 3-2. Tu enchaînes, tu sors en angle d’un pas latéral, et tu relances une seconde série pendant que l’adversaire se réoriente.

Les travailler en quatre semaines

Connaître les numéros ne suffit pas : un enchaînement doit sortir sans y penser, ce qui demande des centaines de répétitions propres. Ce plan suppose trois séances par semaine, en rounds de trois minutes séparés d’une minute de récupération.

SemaineObjectifTravail
1Garde et appuisCorde à sauter ; déplacements avant, arrière et latéraux sans croiser les pieds ; enchaînements 1 à 4 en shadow boxing devant un miroir
2Les huit enchaînements débutantsShadow boxing puis sac de frappe, en cherchant la précision et le retour en garde avant la vitesse
3Défense et niveau intermédiaireBlocage, esquives et retrait du buste ; enchaînements 9 à 17 aux pattes d’ours avec un partenaire
4Niveau avancé et enduranceEnchaînements 18 à 25 aux pattes d’ours ; rounds de sac à intensité soutenue ; premier sparring léger, encadré

Côté matériel : des bandes sous des gants de 12 à 14 onces pour le sac et les pattes d’ours, et un protège-dents dès que tu échanges des coups. La puissance de tes enchaînements se travaille aussi hors du ring, avec un programme de musculation pour boxeur.

Les erreurs qui freinent les progrès

  • La main qui ne revient pas. Après le coup, la main reste en bas ou part sur le côté : c’est l’ouverture que l’adversaire attend.
  • Enchaîner sans sortir. Une série qui se termine face à l’adversaire, sans pas ni esquive, l’invite à répondre.
  • Pousser au lieu de frapper. Au sac, le coup doit claquer et revenir ; un coup qui pousse le sac est un coup lent.
  • Bloquer sa respiration. Une expiration courte à chaque coup gaine le tronc et évite de finir le round en apnée.
  • Vouloir aller vite trop tôt. La vitesse vient de la répétition d’un geste propre, pas l’inverse.

En boxe française et en kick-boxing

Les mêmes logiques valent dans les boxes pieds-poings, avec un étage de plus. En boxe française, les enchaînements mêlent poings et pieds : un jab qui prépare un fouetté, un chassé qui tient la distance avant un 1-2. En kick-boxing, les coups de pied s’insèrent dans les séries de poings. J’ai pratiqué six ans la boxe française aux Gants d’Hermine Vannetais, et j’ai fait deux ans de compétition en K-mix (3e de la Coupe de France en décembre 2023).

Pour aller plus loin : la boxe française, le kick-boxing du débutant au compétiteur et, si tu vises la compétition, le parcours pour devenir boxeur professionnel. Et si tu veux un regard extérieur sur ta garde et tes enchaînements, c’est le principe de mon coaching boxe.

Questions fréquentes

Combien d’enchaînements faut-il connaître pour débuter ?

Trois à cinq, bien maîtrisés, valent mieux que vingt-cinq approximatifs. Le 1-2, le 1-1-2, le 1-2-3, le 1-2-3-2 et le jab au corps suivi du direct couvrent l’essentiel des situations d’un débutant.

Peut-on travailler ses enchaînements seul, à la maison ?

Oui pour la technique : le shadow boxing devant un miroir et le sac de frappe suffisent à répéter les gestes et le retour en garde. Le timing, lui, ne s’apprend qu’avec quelqu’un en face, aux pattes d’ours ou en sparring encadré.

Les enchaînements changent-ils pour un gaucher ?

Non. La numérotation suit la position des bras : en fausse garde, le 1 reste le jab du bras avant, simplement porté de la main droite.

À quelle fréquence s’entraîner pour progresser ?

Trois séances par semaine sont un bon rythme pour un débutant : assez pour ancrer les gestes, avec le temps de récupérer entre deux séances. La régularité compte plus que l’intensité des premières semaines.

Pourquoi expirer à chaque coup ?

L’expiration courte au moment de l’impact gaine le tronc et garde la respiration régulière. Sans elle, on retient son souffle pendant les séries et on s’épuise en quelques échanges.

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